La Noyade d'Icare
Jul. 15th, 2024 11:20 pmLa déstabilisation climatique
menace de noyer l’île où régnait le roi Minos
qui a emprisonné Dédale avec son fils Icare.
Le roi lui-même s’est sauvé
a abandonné son domaine.
Il a mis le cap sur Londres
où il possède des investissements immobiliers.
En partant, Minos exile son royaume.
Dédale est tenu de rester sur l'île en exil
à fabriquer de nouveaux trésors pour le palais
où le roi ne mettra plus jamais pied
afin d’en augmenter la valeur.
Évidemment personne n'achètera des biens immeubles
sur une île sombrant sous les vagues
mais cela n’a pas d’importance.
La richesse de la résidence abandonnée
renforce la portefeuille immobilière du roi Minos.
Il n’est pas pressé d’évacuer ses sujets :
il ne croit pas au changement climatique
et de toute façon cela coûterait trop cher.
Dédale, lui, voit les augures
présages du catastrophe à venir
catastrophe qui est déjà en cours
le désastre en train de se découler
l’île en passe de couler.
Dédale fabrique des ailes
de plumes et de cire.
Une paire seulement :
il n’a pas pu ramasser assez de plumes
pour un second mécanisme
les oiseaux s’étant faits rares sur l’île.
Les oiseaux migrateurs sont devenus
des oiseaux migrants
des oiseaux émigrés.
Dédale ne peut se sauver
au moins peut-il sauver son fils.
Icare doit chercher refuge sur terre ferme
et un emploi
et envoyer de l’argent à son père
afin que celui-ci puisse se payer le passage
pour le suivre.
Encore faut-il arriver jusque-là.
Le printemps était le plus chaud que Dédale ait vécu
et la chaleur ramollissait la cire.
Icare eût-il essayé de voler
les ailes se seraient aussitôt désintégrées
et il se serait abîmé dans la mer.
Par contre, l’été est froid
mais il pleut sans cesse.
Impossible de voler
les plumes mouillées seraient trop lourdes.
Inutile d’expliquer que les embruns
si Icare frôlait la surface
mouilleraient les plumes
ni d’avertir que le soleil
si Icare s’y approchait trop
fondrait la cire.
Il ne volera pas trop haut.
Mais le soleil et la mer
finiront par noyer Icare quand même.
menace de noyer l’île où régnait le roi Minos
qui a emprisonné Dédale avec son fils Icare.
Le roi lui-même s’est sauvé
a abandonné son domaine.
Il a mis le cap sur Londres
où il possède des investissements immobiliers.
En partant, Minos exile son royaume.
Dédale est tenu de rester sur l'île en exil
à fabriquer de nouveaux trésors pour le palais
où le roi ne mettra plus jamais pied
afin d’en augmenter la valeur.
Évidemment personne n'achètera des biens immeubles
sur une île sombrant sous les vagues
mais cela n’a pas d’importance.
La richesse de la résidence abandonnée
renforce la portefeuille immobilière du roi Minos.
Il n’est pas pressé d’évacuer ses sujets :
il ne croit pas au changement climatique
et de toute façon cela coûterait trop cher.
Dédale, lui, voit les augures
présages du catastrophe à venir
catastrophe qui est déjà en cours
le désastre en train de se découler
l’île en passe de couler.
Dédale fabrique des ailes
de plumes et de cire.
Une paire seulement :
il n’a pas pu ramasser assez de plumes
pour un second mécanisme
les oiseaux s’étant faits rares sur l’île.
Les oiseaux migrateurs sont devenus
des oiseaux migrants
des oiseaux émigrés.
Dédale ne peut se sauver
au moins peut-il sauver son fils.
Icare doit chercher refuge sur terre ferme
et un emploi
et envoyer de l’argent à son père
afin que celui-ci puisse se payer le passage
pour le suivre.
Encore faut-il arriver jusque-là.
Le printemps était le plus chaud que Dédale ait vécu
et la chaleur ramollissait la cire.
Icare eût-il essayé de voler
les ailes se seraient aussitôt désintégrées
et il se serait abîmé dans la mer.
Par contre, l’été est froid
mais il pleut sans cesse.
Impossible de voler
les plumes mouillées seraient trop lourdes.
Inutile d’expliquer que les embruns
si Icare frôlait la surface
mouilleraient les plumes
ni d’avertir que le soleil
si Icare s’y approchait trop
fondrait la cire.
Il ne volera pas trop haut.
Mais le soleil et la mer
finiront par noyer Icare quand même.