mes bibliothèques sont pleines et les nouveaux livres s'empilent au sol. je suis très contenxe de la valeur esthéthique des piles de livres, mais je lamentais qu'elles ne suivent pas le système d'organisation de ma bibliothèque personnelle dont je suis si fièr. ma partenaire m'a dit qu'alors je pourrais les organiser, elles aussi.

ce qui a entraîné une grande réorganisation de ma biblithèque. la section non-fiction s'est élargie et tous les livres de non-fiction vont de nouveau dans l'étagère ; j'ai fait plus de place aux recueils de poésie aussi.

la fiction en anglais (sauf science-fiction et fantasy) et la fiction en néerlandais sont sorties de l'étagère intégralement pour être entassées en piles séparées. à vrai dire, ça fait un peu plus désordonné maintenant – sans doute parce que les piles de livres sont à présent plus nombreyx et de tailles hétéroclites. (la solution est évidente : obtenir davantage de livres pour les augmenter...)
a genuine diary extract

"Toutefois, la café aux chats est une zone PVP. C'est la melée totale, un corps-à-corps brutal. La clientèle ne connaît aucune décence, ne respecte ni l'intégrité de l'espace personnel, ni les fondements de la vie en société. Les étudiantes se forcent un chemin entre nous pour toucher la chatte sur notre table ; les parenze lâchent leurs morveux sur les chats qui n'ont pas envie de caresses ou même les soulèvent au-dessus de nous pour les faire saluer la chatte ; les passanze dans la rue tapent sur le vitre sous nos yeux... Pour la clientèle du café aux chats, les autres humains ne constituent que des obstacles à vaincre – physiquement s'il le faut."

La déstabilisation climatique
menace de noyer l’île où régnait le roi Minos
qui a emprisonné Dédale avec son fils Icare.
Le roi lui-même s’est sauvé
a abandonné son domaine.
Il a mis le cap sur Londres
où il possède des investissements immobiliers.
En partant, Minos exile son royaume.

Dédale est tenu de rester sur l'île en exil
à fabriquer de nouveaux trésors pour le palais
où le roi ne mettra plus jamais pied
afin d’en augmenter la valeur.
Évidemment personne n'achètera des biens immeubles
sur une île sombrant sous les vagues
mais cela n’a pas d’importance.
La richesse de la résidence abandonnée
renforce la portefeuille immobilière du roi Minos.

Il n’est pas pressé d’évacuer ses sujets :
il ne croit pas au changement climatique
et de toute façon cela coûterait trop cher.
Dédale, lui, voit les augures
présages du catastrophe à venir
catastrophe qui est déjà en cours
le désastre en train de se découler
l’île en passe de couler.

Dédale fabrique des ailes
de plumes et de cire.
Une paire seulement :
il n’a pas pu ramasser assez de plumes
pour un second mécanisme
les oiseaux s’étant faits rares sur l’île.
Les oiseaux migrateurs sont devenus
des oiseaux migrants
des oiseaux émigrés.

Dédale ne peut se sauver
au moins peut-il sauver son fils.
Icare doit chercher refuge sur terre ferme
et un emploi
et envoyer de l’argent à son père
afin que celui-ci puisse se payer le passage
pour le suivre.

Encore faut-il arriver jusque-là.
Le printemps était le plus chaud que Dédale ait vécu
et la chaleur ramollissait la cire.
Icare eût-il essayé de voler
les ailes se seraient aussitôt désintégrées
et il se serait abîmé dans la mer.
Par contre, l’été est froid
mais il pleut sans cesse.
Impossible de voler
les plumes mouillées seraient trop lourdes.

Inutile d’expliquer que les embruns
si Icare frôlait la surface
mouilleraient les plumes
ni d’avertir que le soleil
si Icare s’y approchait trop
fondrait la cire.
Il ne volera pas trop haut.
    
Mais le soleil et la mer
finiront par noyer Icare quand même.
a genuine diary extract

“On peut rater deux des sept cours pratiques ce bloc. Le professeur nous a conseillé de les garder pour le cas où – « If, for example… say… a relative dies. Of course, if you die there’s no problem. »”
Je constate d'un jour pluvieux
Que parfois j'oublie les arcs-en-ciel
Ils existent, ce dont témoignent mes yeux
Un symbole, un phénomène réel
au sujet du roman Identitti de Mithu Sanyal

j'ai récemment lu Identitti de Mithu Sanyal en v.o. allemand. j'ai quelques réflexions à faire concernant la non-traduction telle que je la comprends.

dialogue de Priti
parmi les personnages figure Priti, une indienne britannique qui est venue étudier en allemagne. elle est d'ailleurs la meilleure amie et cousine de la personnage principale Nivedita. Priti maitrise bien l'allemand, mais ses répliques contiennent beaucoup de mots et fragments de phrases associés à l'anglais :

»I was the worst, was man als indisches Mädchen sein konnte,« sagte Priti mit Vorliebe, »zu dunkel, zu dünn, zu intelligent« (p. 100)

»I thought, du schmollst halt.« (p. 337)

Priti antwortete so schnell, dass ihre Sätze sich gegenseitig Beine stellten und im Stürzen die nächsten mitrissen. »I'm serious ... I'm ... I've ... Nivedita! Ich habe Oluchi daran erinnert, dass du meine Cousine bist ... und sie dich nicht so behandeln ... so über dich reden ... unter diesen Umständen ... I can't live mit ihr in einer WG ...« (p. 225)

Dans le troisième cas, elle est soumise à une forte pression de temps et confrontée à l'hostilité de son interlocutrice (»Du hast genau dreißig Sekunden, mir einen guten Grund zu nennen [...]«), mais ce n'est pas le cas des deux autres exemples. ça me rappelle la façon dont on mélange des mots et expressions anglaises dans notre néerlandais, mais allant plus loin.

vocabulaire académique
je n'ai pas le temps de chercher des exemples, sauf celui-ci qui revient encore et encore dans le livre : l'usage de « race » et non pas « Rasse » (le second terme étant une traduction inexacte, comme l'explique l'autrice dans la note après l'épilogue). il est plutôt courant de laisser la terminologie scientifique non traduite, je crois que c'est le cas en contexte néerlandophone aussi. (je n'ai jamais eu d'instruction universitaire en néerlandais ; uniquement en anglais et français, le dernier ayant la particularité de chercher à tout traduire.)

majuscules
ça ma surprix de voir que certains noms communs empruntés à l'anglais sont écrits sans majuscule, contrairement à la convention allemande :

»Es ist nur so, dass Soul Food eine ganz spezifische Bedeutung hat und wenn wir es einfach für alles verwenden, was lecker ist, ist das cultural appropriation ...« (p. 63)

notez toutefois la différence entre « Soul Food » (et « Comfort Food » sur la page précédente) et « cultural appropriation ».  je n'ai pas su y découvrir de règle ou schéma.

 
Un pont traverse forêts et mers
Il s’étend au lointain sans fin
Devant, ce trait se perd dans l’air
Un pont traverse forêts et mers
Sans moyen de descente à terre
Je me résigne au long chemin
Un pont traverse forêts et mers
Il s’étend au lointain sans fin
un trope très spécifique que j'apprécie :

an enfant adulte est convoquæ par sa famille pour résoudre un problème familial dont al n'est pas responsable au sens stricte, et en général n'y est pas vraiment mêlæ jusqu'ici.

exemples:
  • Pour qui te prends-tu ? de Chi Li (« Convoqué à un conseil de famille mouvementé, Lu Wuqiao, aîné de quatre enfants, est chargé de trouver une solution rapide et efficace aux problèmes de ses frères et sœurs »)
  • Bruiloft aan zee d'Abdelkader Benali (« Op de vooravond van de bruiloft van zijn zusje Rebekka ontdekt de jonge Lamarat dat Mosa, de bruidegom, ertussenuit geknepen is. Zijn vader draagt hem op de deserterende bruidegom op te sporen. »)
de temps en temps je vois une mention d'une « main féminine ». je suis vaguement conscienxe qu'autrefois on enseignait différents styles d'écriture aux filles et aux garçons, mais si c'est dans un texte récent, ma première réaction est « n'importe quoi ! »

or il m'arrive au XXIe siècle d'encontrer des écritures qui me fichent la gender envy...
bon alors tu sais comment en minecraft quand on donne un biscuit à un perroquet, il crève instantanément ? on devrait ajouter ce mécanisme pour d'autres combinaisons animal-objet. comme les chats et les muguets. et les muguets plantés pourraient donner l'effet poison aux chats comme les roses de wither donnent l'effet wither, pourquoi pas ?

(morbide ? sans doute. mais repensez aux perroquets, hein, c'est ça morbide aussi, n'est-ce pas ?)
a genuine diary extract:

"Il m'a proposé quelques meubles, mais j'ai décliné. Les mots me manquent pour exprimer combien j'ai horreur d'avoir encore plus de meubles quand ce sera moi qui déménage."

j'ai toujours été prétentieu et depuis un certain moment, je l'assume. je me contente de me prêter aux caprices des prétentions. à ce moment c'est surtout que je veux assembler un vibe d'ouvrièr intello, ce que je compte surtout accomplir à travers la constitution et composition de ma bibliothèque. par exemple, j'aimerais avoir des matériaux fournissant des informations approfondies sur divers domaines de savoir. malheureusement ce projet est peu réaliste car je n'ai ni les fonds, ni les connaissances de base pour comprendre les dernières avancées scientifiques hors la linguistique. je dois peut-être me contenter d'impressionner avec la diversité linguistique du côté littéraire de ma bibliothèque.
j'ai remarqué un flacon de liquide à vaisselle dans la cuisine d'un des bureaux où je travaille (comme nettoyaire) et, voyant qu'il était au parfum de bergamote et gingembre, je l'ai reniflé. c'était un des meilleurs parfums que j'ai déjà sentis ! (je ne comprends pas comment on peut laver la vaisselle sans avoir envie de la manger avec tels savons).

j'ai trouvé une solution pour pouvoir le manger quand même, ou plutôt boire : l'ajout d'une tranche de gingembre au thé Earl Grey donne un arôme très agréable. le gingembre contribue à la saveur sans couvrir la bergamote. une trouvaille !
a genuine diary extract:

Je ne comprends pas la hype des asperges. Ça me semble une obsession bourgeoise d'un légume qui n'a rien d'extraordinaire. Elles sont un produit de luxe parce qu'elles sont chères (est-ce que les asperges sont chères ? vérifier), elles coûtent cher parce que leur culture et récolte sont laborieuses et que la demande est forte, et la demande est créée part leur statut de luxe.
mon conseiller de mémoire me donne rendez-vous toutes les deux semaines. cela veut dire qu'en pratique, je galère un peu tous les deux week-ends pour que j'aie quelque chose à lui envoyer, mais je ne fais rien l'autre temps. je viens de lui balancer encore un chapitre incomplet alors j'ai maintenant un prétexte pour ne plus penser à la Galère avant mardi. est-ce que :
  • je me couche aussi tôt que possible (ce qui n'est plus très tôt à l'heure où nous en sommes) parce que je souffre de sleepy bitch disease ;
  • je veille à tard pour lire, puisque je n'ai pas eu autant de temps pour la lecture que je l'aimerais ?
deux souhaits opposés...
il y a quelques mois, on m'a nommæ présidenxe du Comité de traduction de ma société d'étudianze. au début j'ai bien sûr protesté, je ne sais pas comment gérer un comité ! je ne voulais pas de cette responsabilité.

or, depuis, je prends ce poste très au sérieux. je traduis beaucoup, j'ai organisé un peu notre stockage en nuage, j'ai commencé à rédiger un guide pour le Comité de traduction de l'an prochain, j'ai consulté le Conseil de la société au sujet de mes difficultés à motiver les members de mon comité, je viens de diffuser un message aux autres comités, proposant les services de mon comité... bref, je m'amuse énormément dans cette affectation.

apoptose

Nov. 25th, 2021 06:05 pm
j'imagine mon corps empoisonné par ma cruauté atroce. je sens comme mes os se friabilisent, mes viscères défaillent, mes entrailles se décomposent, mes cellules apoptosent. et malgré la nausée j'ai faim, et je n'arrive pas à atteindre l'inconscience, mais de toute façon je ne mérite pas cette miséricorde.

courrier

Feb. 23rd, 2021 03:49 pm
chaque fois que je reçois une lettre, je la pose sur mon bureau en disant, « Votre correspondance, universitaire Taina ». puis je me verse une tasse de thé avant de l'ouvrir. un peu de prétention, ça fait partie du plaisir d'échanger du courrier postal.
a genuine diary extract:

“Tu sais que je déteste les vélos en général, et cet exemplaire est particulièrement horrible. Mon seul réconfort était que, à en juger par les grincements, le vélo souffrait encore plus que moi.”


j'adore lire en français, mais généralement ce que je lis n'est pas de la littérature francophone - je lis surtout des romans traduits du chinois, du viêtnamien, de l'anglais... je sais évidemment lire en anglais, mais pas en chinois ou en viêtnamien. ces romans ne sont pas forcément traduits en anglais et sans doute il a tout simplement été plus facile pour moi d'en trouver en français.

mais de temps en temps je lis des romans écrits en français d'origine ! Anna Gavalda, Minh Tran Huy, Kim Thúy, Shan Sa ; par le passé Jules Verne et Philippe Claudel ; plus récemment Delphine de Vigan et Marie-Sabine Roger ; un rare Tahar Ben Jelloun, Loïc Henry, Laurent Genefort...
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